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See, that’s what the app is perfect for.

Sounds perfect Wahhhh, I don’t wanna

C'est le dernier ! Ca y est on plie bagages et on se casse demain. Retour au fromage, au pinard pas cher, au saucisson à la fondue, à la raclette de boeuf bourguignon, à la tartiflete à la vache qui riesling, tout ça tout ça…

On a quand même passé un dernier week end neo zelandais avec nos copains Romain et Chisato. Ok ils sont pas néo zélandais, mais c'est des gentils copains :) On les a rencontré peu de temps après s'être installé à Auckland et grâce à eux on a pu boire plein des bières et se faire des bouffes franco-japonaises salvatrices.

On était donc de retour aux coromandels pour le festival de la coquille saint-jacques et on a pas été déçus. Une année d'expérience culinaire anglo-saxonne vous apprend vite à éviter tout ce qui sent la friture (ici “moule fritte” se prend au premier degré, c'est une moule plongé dans la friture. Ca marche pas qu'avec les moules d'ailleurs) et se concentrer sur ce qui à l'air de sentir encore l'iode. Crues, à la plancha ou au beurre persillé, on avait jamais mangé des coquilles saint-jacques aussi fraiches et moelleuses. yammi

Merci les amis.

whitianga scallop festival coromandel peninsula

Quand on regarde la carte, on se dit que Auckland, comme Paris, est déjà bien trop au nord du pays. Et on oublie qu'il reste qlq centaines de kilometres de nature verdoyante, de petites maisons en briquettes rouges, de plages qui sentent les moules frittes et de gens qui parlent bizarrement en buvant de la bière. Hein… quoi? Je me suis encore gouré ( tiens l'autocorrection de l'ordinateur me propose obstinément “bourré” à la place de “gouré”. Peut être un rapport avec le Nord… C'est pas moi c'est l'ordinateur ! ).

Aller hop revenons vite en terre kiwi. Ici aussi ils avaient peur de ne plus se souvenir d'où est le Nord et le Sud alors ils ont appelé la région du Nord le Northland. Non non, rien à dire, c'est bien vu. Sauf que étant dans l'hémisphère Sud, le Nord devient un peu le Sud. En terme de climat je veux dire, me prenez pas pour une andouille. Donc il y fait plus beau, plus chaud, et vous pouvez y faire du bateau (c'est un alexandrin ça non? non?).

Soit, on est donc parti deux fois dans le grand nord qui ressemble au sud (ou l'inverse, je sais plus) pour faire mumuse. On a roulé en 4x4 sur une plage de 90 miles, vu les quelques Kauris géants rescapés, pris des photos d'un phare (oui c'est important), chanter la marseillaise (réclamée par des anglais) à Russel (un joli petit village connu à la grande époque comme “le trou de l'enfer du pacifique”), on s'est perdu dans un désert de sable (?!?), grimpé des montagnes, mangé de la friture et du gras, et on est reviendu apres avoir bien bu ( alexandrin? non? toujours pas? tant pis).

northland kauris 90 mile beach cape reinga

RAINBOWS

Alors les enfants on vous déconseille de sortir votre telephone en roulant pour prendre des photos d'arcs-en-ciel. Mais par moment c'était trop tentant. On va pas vous mentir, l'hiver à Auckland il pleut souvent. Mais il fait aussi grand soleil souvent. Soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, pluie, essayez de lire ca rapidement c'est super dur. Enfin bref, il en faut pas plus pour vous retrouver au pays des bisounours, des licornes et des toxicos rigolos (oui, on a vu des double rainbows). Qui a dit rainbow warrior? ( °o° ) hooooo

rainbow peace and love

Et voilou, apres 5 mois à faire le tour du pays dans notre charrette, un matin ensoleillé, on a entendu frapper à la porte. On aurait bien fait semblant d’être aux toilettes, en train de dormir à l’étage ou de jardiner au fond du potager, n’importe quoi pour ne pas ouvrir, rester planqués. Mais d’une, toutes ces bonnes excuses tombent à l’eau quand vous vivez dans un van, et de deux, on savait bien ce qui nous attendait dehors.

Alors on a ouvert. Et sans dire bonjour, ça nous a pris à la gorge: besoin de gagner de l’argent, de trouver un logement, un travail, de retourner en ville. On avait été rattrapé par notre conscience, par la civilisation, par les nuits sans sommeille et les journées sans intérêts, le stress, les supermarchés hangars, les bus trop chers, les bouchons d’autoroute.

Mais comme je disait, c’était le plan. On espérait trouver du travail dans l’animation, juste assez pour tenir, et rencontrer le kiwi civilisé, urbain mais en short et pieds nus toute l’année, au supermarché, au McDo, dans la rue, aux toilettes publiques, partout on vous dit. Apres 6 mois à Auckland, on aurait aimer pouvoir fanfaronner comme le colonel Hannibal de ” L’agence tout risque “. Ca c’est pas vraiment passé comme on l’espérait.

Mais ne pleurez pas bande de chiffes molles, tout n’est pas à jeter. Même si Auckland n’est pas une ville très intéressante, ça reste agréable à vivre: il fait souvent beau et la nature est à porté de main. On déjeunait sur la plage tous les jours quand on travaillait à Takapuna, face au volcan de Rangitoto. Et en une heure de route (oui, meme avec notre van) on se retrouve dans la nature sauvage.

On a vécu dans un coin isolé du north shore, avec 3 chats, un chien, et des gentils collocs. Et apres plusieurs semaines dans un studio d’animation, on a enchainé les jobs d’étudiants qu’on avaient réussit à esquiver quand on était justement étudiants. C’est pas glorieux, ça te mange le cerveau 8h par jour voir plus, et ça rapporte des cacahuètes. Mais hey, “say la wie” comme disent les anglophones qui nous imaginent philosophes… les cons.

beach haven saylavie

Lilalou. On est à moins de deux semaines de quitter le pays des kiwis et on se rend compte que personne n'est venu remplir ce blog pendant qu'on regardait ailleurs. Bon en meme tps ça nous permet d'étaler un peu par ce que les derniers mois ici ne nous ont pas vraiment fournis matière à raconter des histoires. Mais on en reparlera une autre fois… ou pas.

Aller, revenons dans la Bay of Plenty, cote pacifique, celle du faux pastis. En remontant vers Auckland, si vous ne faites pas gaffe, vous vous retrouvez paumés sur une péninsule qui caractérise à elle seule la Nouvelle Zélande: de la montagne, des belles plages à surfeurs et touristes, et des coins perdus, accessibles via des gravel road à 90°. Ok, peut être que le bruit d'avion que faisait notre Van pourri a faussé notre jugement, mais c'était pentu, c'est certain. Peut être 10, 12°… J'en mettrais qlqchose à couper… pas ma main… une aubergine peut être.

D'un coté il y a les coins touristiques comme la “hot water beach”: une plage avec une source d'eau chaude juste dessous. Avec une pelle à 5$ vous pouvez donc creuser votre propre sauna pour vous cramer le fessier avec 400 autres touristes… Attendez, en fait comme vous êtes arrivés trop tard et que le spot doit faire 5 metres carrés vous pouvez juste espérer vous réchauffer les pieds en pataugeant dans l'eau qui déborde du trou des “chanceux”. Qui, eux, sont proches de l'apoplexie tellement il fait chaud dans leur bassine, hahaha bien fait…  L'autre coin que vous ne raterez pas, c'est “cathedrale cove”. Alors si vous passez par là et que le parking de 20 places est plein, on vous déconseille de faire comme tout le monde en vous garant sur des stationnements interdits. Tout du moins on vous déconseille de vous garer sous le panneaux “stationnement interdit”, ça vous couterait 60$ et vous seriez les seuls de tout le parking à vous prendre une amende. Enfin c'est ce qu'on nous a dit hein, c'est pas notre genre de se faire avoir comme ça. Nan, pas du tout notre genre… pas du tout du tout… hahaha… 

Heureusement, les Coromandels c'est aussi des endroits épargnés par la civilisation, les touristes et la police. Apres plusieurs heures de gravel road, on est tombé dans un camping singulier, une grosse ferme plutôt, remplie de kiwis qui viennent passer leur vacances avec leur bateaux. Mais comme il n'y a pas de port, ils ont tous sur place un tracteur rongé par le sel pour remorquer leurs petites barques de 300 chevaux jusqu'a la mer. 

On était bien parti pour continuer à s'enfoncer dans ce petit coin de paradis pour hippies. Mais après s'être aperçus que notre bouchon du réservoir d'huile s'était fait la malle, on a un peu stressé. Du coup on a bricolé un bouchon de fortune et hop on s'est dirigé vers Auckland pour retrouver la civilisation. Rétrospectivement, on peut dire que c'était le tournant du voyage. On aurait mieux fait de rester la bas, perdus sur notre jolie péninsule, à tailler des bouts de bois et trainer sur des plages abandonnées…

coromandel peninsula hot water beach cathedral cove

Grace à Vincent et Claire qui nous ont fait ce super cadeau (mille fois merci merci merci ), on finit notre périple volcanique avec White Island. La diagonale du feu qui part de tongariro finit dans la bay of plenty. À qlq kilomètres au large de la côte, un petit volcan s'est dit qu'il brillerait plus en étant tout seul dans son coin. Il faut 2 heures de bateau pour atteindre ce petit bout de terre en colère qui nous fait sérieusement penser à un repère de méchant de James Bond.

Le débarquement sur l'ile vaut le détour, il faut sauter d'un zodiac au pas de course pour atteindre une plateforme rouillée et branlante. Apres ça vous êtes sur la Lune. Il n'y a rien d'autre que le cratère du volcan. Et évidemment le paysage n'est pas très hospitalier. Mais on se balade tranquillement avec son casque de chantier et son masque à gaz pour aller manger du soufre à l'état naturel et prendre des photos du lac bouillonnant au fond du cratère. C'est dépaysant, y'a pas de doutes.

Pour la petite histoire. L'ile avait été achetée par une entreprise minière au début du XXe siècle, mais apres plusieurs accidents et qlq mineurs en moins, ils ont plié bagage et revendu le cailloux à un millionnaire. On est jaloux et assez surpris que ledit millionnaire ne se soit jamais déclaré comme taré megalomaniaque voulant extorquer des millions (on en a jamais assez) aux gouvernements du monde entier, sous peine de bombarder la planète de missiles nucléaires du fond de son cratère. Alors j'ai deux théories: la première c'est que les agents double zéro sont super éfficaces et lui sont tombé dessus avant qu'il ne puisse engager assez de requins pour protéger l'ile. La seconde est que ce pauvre monsieur manquait cruellement d'ambitions et voulait simplement posséder une ile volcanique pour se la péter en soirée.

white island

Comme une tete d'adolescent à peau grasse, l'ile du nord a été façonnée par une grande quantité d'éruptions indésirables. Heureusement cette période douloureuse est passée, mais ça a laissé qlq traces. Mais pas besoin de maquillage pour caché tout ça, la nouvelle zélande arbore fièrement ses volcans encore en formes. Tongariro (dont on parlait ds le précédent post) n'est que le début d'une grande chaine de volcans qui finit dans le pacifique (on en parlera dans un autre post, surement dans 6 mois donc). Donc en continuant vers l'est on tombe sur le lac Taupo, formé par “l'explosion dite apocalyptique d'un supervolcan” (c'est wikipedia qui le dit). Vous inquiétez pas on n'y était pas, ça c'est passé il y a 26 000 ans. Mais continuons notre chemin vers … whohooohooo, qu'est ce qui se passe la? c'est quoi cette odeur? Vite ouvres la fenêtre ! … snif snif… Ha non fermes la fenêtre !

Vous etes arrivés à destination: Rotorua. La ville est au centre d'une grosse activité géothermique, et ça se sent. On va pas vous faire un dessin, ça sent le soufre, l'oeuf pourri, le gaz de provenance intestinal quoi. Même quand on s'y attend, c'est pas toujours simple de réfréner des petits hauts-le-coeur toutes les 30 secondes.

Les maoris y sont installés depuis un bail pour profiter des eaux thermales, des geysers géants pour touristes et des bains de boues qui font blop blop blop. Et surement aussi pour faire des barbecues sans s'emmerder à recharger les bouteilles de gaz. Il y a évidement plusieurs “parc” pour aller voir et sentir tout ce que la terre nous recrache au nez, mais c'est aussi marrant de voir dans toute la ville des petites cheminées pour évacuer la pression. On se sent comme sur une grosse cocotte minute dont on ne veut rien savoir de ce qui y mijote.

rotorua

“- AH, un volcan ! Ah ! ENCORE UN VOLCAN ! Bordel c'est "le pic de Dante” ici, appelez moi Pierce Brosnan. Et faites moi évacuer tous ces touristes en short. Ils ont pas dû voir le film, il faut vite se tirer d'ici !“

 J'avais un peu forcé sur le café lyophilisé ce jour la. Mais on partait pour 7 ou 8 heures de marche alors il fallait être en forme. On ne s'attendait pas à finir sur une autoroute à touristes. A 8 heure du mat c'est déjà la cohue, des randonneurs déboulent en bus de partout et se jettent sur les toilettes chimiques ( je n'étais visiblement pas le seul à avoir bu trop de café) avant de se jeter sur la piste. Alors faut savoir slalomer entre ceux qui marchent plus vite que vous, ceux qui courent ( !!! ), ceux qui marchent plus vite mais qui prennent des photos tous les 20 metres alors ils vous poussent encore et encore et hop un croche patte ds tes mollets ca t'apprendra conn… hein quoi ? non désolé je vous avais pas vu… Par fairplay envers les plus faibles, on ne mentionnera pas ceux qui marchent plus lentement que nous. Fallait pas faire le malin à 80 ans non plus.

En me retournant dans une descente je me suis aperçu que Claire, 200 metres plus haut, avait pris l'initiative de faire un blocage autoroutier. Surement pour protester contre la circulation… Une fois de plus, je vous laisse apprécier la photo.

J'ai oublié de préciser que cette rando est la "day walk” la plus connue du pays. Ca s'appelle Tongariro Alpine Crossing et pour résumer c'est une merveilleuse balade au milieu des Volcans. Etonnement, le paysage est varié, surtout les cailloux. Plein de beaux cailloux. Et on a eu beau temps alors on ne s'est pas trop gelé les notres, de cailloux… Ok c'est pas ma meilleure blague… On n'en rajoutera pas sur le paysage, les photos parlent pour nous.

Ce que vous ne pouvez apprécier de derrière votre écran, c'est le bonheur d'arriver au parking à la fin de la journée. Car l'ascension prend pas mal de temps, mais on sait plus ou moins ou on va ( en gros on vise la montagne ). Alors que la descente ( le parcours n'est pas une boucle) c'est l'histoire sans fin. Ou plutôt “Le retour du roi” ( on est en nouvelle zelande, il y a un quotat de citations au seigneur des anneaux à tenir pour garder notre visa, dsl). Ok l'anneau est détruit, Sauron est cané, alors on se fait un bisous et adieu. Vous ne vous attendez pas à ce que tous les personnages pleurent pendant encore 30 minutes au ralentit. Bah voila, Frodon et les autres nains, c'est nos pieds en arrivant sur le dernier versant. Ils pensent en voir le bout alors ils commencent par pleurer de joie, mais apres 2 heures comme ça ils sont déshydratés et au bord du suicide podologique ( ca veut dire qu'un podologue préférerait mourir que de voir ca, enfin je crois). La marche à pied ça use ça use les pieds.

tongariro alpine crossing

Accrochez vous à votre chapeau et votre boué de sauvetage (en forme de canard par ce que vous êtes élégant) et longez les murs. Par ce que Wellington, ca arrache. C'est à se demander qui a eu l'idée d'en faire la capitale. Explications: les courants d'air arrivent de la mer Tasman bien chauffés à bloc. Ils se cassent le nez sur les montagnes de la cote ouest. Comme des parisiennes un jour de solde, ils tapent sur le rideau pour qu'on les laisse passer. Sauf que le rideau ne s'ouvre pas, visiblement ca doit pas être la bonne heure. Mais celles derrière continuent à pousser car elles veulent aussi avoir ce petit jean pas cher repéré il y a 6 mois. Alors tout le monde glissent irrémédiablement vers les côtés. C'est à dire le sud ou le nord de l'ile (oui par ce qu'en fait on parle géographie là, faut vous ressaisir). Dans le cas qui nous intéresse aujourd'hui: tous les vents débordants au nord de l'ile du sud se précipitent dans le “Détroit de Cook”, direction Wellington. Et la, BAM. Donc ne cherchez meme pas à sortir un parapluie si il pleut. Il faut apprendre à faire sans.

Et si il fait un tps magnifique sur nos photos, c'est par ce qu'on ne pouvait pas tenir l'appareil quand il ne faisait pas beau !

On a passé presque tout notre temps avec Aurélien, alias Punk, un copain de Paris. A boire des bieres artisanales et trainer dans les rues comme des ados pendant les vacances. Ya toute une mode autour de la biere, le café, la bouffe en générale. Ajoutez à cela la mode ancestrale anglo-saxonne d'être saouls comme des otaries à 6 heures du soir. Et ca donne une ambiance plutôt sympathique.

wellington bieres